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Celebrating incoherence and the fragmentary nature of the world and of the self - distinct and often contradictory elements assembled in complex and unstable relationships, characterised by dynamic tension and fragility. Reason is a system by which we attempt to organise the world - it is not a… Read More
(en français ci-bas)

Celebrating incoherence and the fragmentary nature of the world and of the self - distinct and often contradictory elements assembled in complex and unstable relationships, characterised by dynamic tension and fragility. Reason is a system by which we attempt to organise the world - it is not an aspect of the world but of our indirect perception of it, hard-wired at a basic level into our brains and intensified through social cultivation. Our categorisations of experience give us a stilted view of reality, cloaking the transitory, chaotic and wild nature of life by the assignation of artificial labels whose validity is exclusively pragmatic. Our relationship with nature is taken hostage by our desire for control, for rationalisation, by our fear of death and our unattainable ambition to outrun it, no matter the cost.

This quest for acceptance of incoherence is precisely a quest for acceptance of death - even perhaps for a (non-morbid) quasi-celebration of death. The inexorability of death frees us : it places us back in the immediacy of lived experience, allowing us to live genuinely, sensually, centred in the present, the here, the this. Life and death are qualifiers of a single thing and it is the illusion of their severability that prevents us from living completely - fooled into thinking that death is avoidable, we end up avoiding life and dying nonetheless.

My work centres around oppositions: of the quest for perfection, the absolute, immortality - to the reality of limits, of failure, of death.

Death is not that which lies beyond life, it is the limit of life - and just as a volume is defined by its limits, so is life meaningless without death.
Life/death threatens us by its unpredictability - we want to grasp it, to understand it, to tame and control it. We would be better off letting it carry us, accepting - abandoning the quest for immortality, the rejection of death that is inseparable from a rejection of life.

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Célébration de l’incohérence ; de la fragmentation du monde, de l’identité même, en aspects distincts et contradictoires rassemblés en une relation complexe de tension dynamique et fragile. La raison n’est que système par lequel on tente d’organiser le monde – elle n’est pas un aspect du monde mais de notre perception indirecte de celui-ci, ancrée fondamentalement dans nos cerveaux et développée par la culture sociale. Nos catégorisations de notre vécu nous donnent une image tordue de la réalité, cachant la nature éphémère, chaotique et sauvage de la vie de par l'assignation d'étiquettes artificielles dont la validité n'est qu'exclusivement pragmatique. Autant notre rapport au monde peut perdre de vue les réalités de la vie, autant notre rapport à la nature est prise en otage à ce désir de contrôle, de rationalisation, à cette peur de la mort et cet obsession irréalisable d’y échapper, peu importe le prix.

Cette quête d’acceptation de l’incohérent est précisément une quête d’acceptation de la mort – et même, sans morbidité, une quasi-célébration. L’inexorabilité de la mort nous libère : elle nous replace dans l’instant directement vécu, nous permettant de vivre réellement, sensuellement, centrés dans le présent, l’ici, le ceci. La vie et la mort ne sont qu’un, et c’est l’illusion de leur séparabilité qui nous empêche de vivre pleinement - imaginant pouvoir éviter la mort on finit par éviter la vie et mourir quand-même.

Un travail autour d’oppositions : de la quête de la perfection, de l’absolu, de l’immortalité - à la réalité des limites, de l’échec, de la mort.

La mort n'est pas ce qui se passe après la fin de la vie, la mort est cette fin - et tout comme un volume se définit par ses limites superficielles, la vie serait dénudée de sens sans la mort.
La vie/mort nous menace, par son imprévisibilité – on veut la comprendre, la cerner, la dompter. On serait mieux placer de la laisser nous prendre, à accepter - abandonner cette quête d’immortalité, ce rejet de la mort qui ne peut qu'entraîner un rejet de la vie.
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Member Since: Aug 14, 2012