Jours du déménagement
17827
719
35
Add to Collection
About

About

Dans cette série, le photographe Benoît Paillé se pose en critique du post-consumérisme situant l'éphémère au fondement de l'entreprise libérale … Read More
Dans cette série, le photographe Benoît Paillé se pose en critique du post-consumérisme situant l'éphémère au fondement de l'entreprise libérale d'articulation du monde. Prenant l'obsolescence programmée comme point de départ, il situe l'objet à l'extérieur, renversant l'idéologie de l'enfermement caractérisant le néo-institutionnalisme contemporain. Cette École prend appui sur la finitude d'entités abstraites - les organisations - pour arriver à un projet dont la prétention à la totalité prétend faire la critique de tout, tout en interdisant la critique de ses propres fondements. Or, comme l'écrivait Merleau-Ponty, "chaque création change, altère, éclaire, approfondit, confirme, exalte, recrée ou crée d'avance toutes les autres". Le photographe incarne pleinement ce poncif philosophique. Ainsi, Paillé signe l'épuisement de l'intériorité néo-institutionelle en édifiant sa propre "trace", suivant l'acception derridienne qui ancre une telle empreinte objectuelle dans la condition de son propre mouvement. L'objet quotidien, "extériorisé" comme chez Derrida, participe ainsi de sa propre signification, a priori écrite, comme élément "sensible" et "spatial" ici "déspatialisé". À elle seule, cette recontextualisation véhicule une Volonté, qui sans s'élever au rang de la cosmogonie schopenhauérienne, illustre néanmoins le vouloir de l'homme contemporain d'échapper aux jeux de transactions se faisant soit sur la pure objectivité, soit sur la pure argumentation. Read Less
Published:
 
 
 
 
 
 
 
Jour du déménagement
 
 
 1er Juillet , Province (futur pays) de Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Dans cette série, je me pose en critique du post-consumérisme situant l'éphémère au fondement de l'entreprise libérale d'articulation du monde. Prenant l'obsolescence programmée comme point de départ, je situe l'objet à l'extérieur, renversant l'idéologie de l'enfermement caractérisant le néo-institutionnalisme contemporain. Cette École prend appui sur la finitude d'entités abstraites - les organisations - pour arriver à un projet dont la prétention à la totalité prétend faire la critique de tout, tout en interdisant la critique de ses propres fondements. Or, comme l'écrivait Merleau-Ponty, "chaque création change, altère, éclaire, approfondit, confirme, exalte, recrée ou crée d'avance toutes les autres". Je tente d’incarné pleinement ce poncif philosophique.

Ainsi, je signe l'épuisement de l'intériorité néo-institutionelle en édifiant ma propre "trace", suivant l'acception derridienne qui ancre une telle empreinte objectuelle dans la condition de son propre mouvement. L'objet quotidien, "extériorisé" comme chez Derrida, participe ainsi de sa propre signification, a priori écrite, comme élément "sensible" et "spatial" ici "déspatialisé". À elle seule, cette recontextualisation véhicule une Volonté, qui sans s'élever au rang de la cosmogonie schopenhauérienne, illustre néanmoins le vouloir de l'homme contemporain d'échapper aux jeux de transactions se faisant soit sur la pure objectivité, soit sur la pure argumentation. (ceci est un texte humoristique )

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Photography : benoit Paillé
Assistant: Daniel Delisle
 
 
 

Print available in 60x70cm in limited edition (larger format are available to) , signer numerated, with a certificate of authenticity

CONTACT ME : GBUFFER@MSN.COM
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
some crop