Ida y Vuelta

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  • ida : de Girona à Valencia
    443 km
  • Un voyage court vers une autre région, le long de l’autoroute espagnole,
    l’occasion d’expérimenter et de montrer ce qu’on nous donne à voir, de sortir
    de la ville et de ses signes. Le regard se pose sur cette omniprésence graphique,
    typographique et publicitaire. Ces routes deviennent alors des grands tunnels
    de publicité inscrits dans ce qui reste du paysage.

    Le pare-brise devient écran de télévision, l’œil est fasciné ou révulsé par
    ce paysage graphique qui offre peu de pauses visuelles alors que la route fut
    longtemps considérée comme un terrain de liberté et d’évasion.

    Apparemment la portée de notre champ de vision fait loi, c’est dans
    cette formidable visibilité adaptée à la vitesse que s’affichent les images de la
    modernité en découpant les lignes du paysage.

  • y vuelta : de Valencia à Girona
  • Au retour, les mêmes éléments s’affichent, mon regard est sans cesse
    sollicité, attiré et questionné devant cet étalement d’images et de signes.

    La liberté de mouvement autoroutière est un cercle fermé, une boucle
    où le regard s’accroche irrémédiablement sur ses paysages artificiels et non
    plus naturels. La nature n’est plus d’actualité, elle est saturée de signes,
    dépassée.

    Malgré l’universalisme de ces codes, il existe une identité du paysage
    graphique urbain encore présente. Ces lieux ne sont pas à dissocier de l’environnement naturel, mais ils sont une part importante dans la compréhension
    d’une ville, de ses transitions, de son approche ou de son appréhension et font
    donc partie intégrante du paysage.

  • merci pour votre visite et votre appréciation
    —   t h a n k s   f o r   y o u   v i s i t   a n d   y o u r   a s s e s s m e n t   —