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Graffiti that comes alive Digital painting on photography
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Graffiti Ectoplasmique
digital painting on photography - 2006
Graffiti :  n.m.(pl. graffitis)
1. inscription ou dessin griffonnés sur unmur
 
Ectoplasmique : adj. (Ectoplasmique : Relatif àl'ectoplasme )
1. créatureimmatérielle dont la manifestation éphémère visible est suscitée par un médium
 (les séances de spiritisme consacrées àappeler les ectoplasmes et autres revenants)
 
 
C’était la tombéede la nuit, un Mardi, il était environ 8 heures, il faisait bon, ni trop chaud,ni trop froid, comme une journée de printemps. J’étais en train de peindre àl’aide d’un spray sur un de ces vieux wagons de marchandise, abandonné, l’undes vestiges d’une industrialisation trop rapide, dont la splendeur passéeétait masquée par la rouille et l’usure du temps.
Je commençais àêtre particulièrement surpris alors que plus le soleil se couchait et plus levolume des lettres que je peignais se faisait sentir. Je ne portais pas tropattention à ce phénomène qui ne devait être qu’une hallucination de plus dansmon esprit. Assiégé qu’il était par les vapeurs d’aérosol, dont la toxicitén’est plus a prouver à personne.
Je continuais depeindre donc, comme si de rien n’était...
Replongeant dansmes pensés, je me rappelais un truc que j’avais vu dans un livre, lesexpériences de mediums ayant matérialisé des esprits sous la formed’ectoplasmes, cette activité avait connu un fort regain d’intérêt durant lafin du XIXe siècle et le début du XX e.
 
Tout à coup ce queje vis me fit reprendre mes esprits immédiatement.
Je vis le graffitique je peignais se matérialiser, à la manière d’un ectoplasme, avec ladifférence que celui-ci n’apparaissait pas dans le vide, ne sortait pas de labouche d’un medium, mais prenait racine dans le support sur lequel je peignais,et se nourrissait  de la peinturecontenue dans ma bombe aérosol.
Je me pinçais pourêtre sûr de ne pas rêver…
Je compris alorsque j’étais une sorte un medium qui, grâce au gaz de propulsion du « spraycan » donnais vie aux particules de peintures quise transformaient en ectoplasme. La couleur changeait à chaque seconde,l’ectoplasme prit la forme de tentacules tantôt se dilatant et tantôt secontractant, ça bougeait dans tous les sens, comme une pieuvre prisonnière dumétal. Puis le graffiti ectoplasmique ralentit ses mouvements, c’est à cemoment qu’une des tentacules passa derrière moi, dans un mouvement vigoureux.Je n’avais pas vraiment envie de voir ce que ça fait de se prendre un coup detentacule sur la tête, alors je me baissai pour esquiver l’attaque maisl’ectoplasme me gratta l’oreille en terminant sa course. J’ai depuis unebrûlure à l’oreille, eh oui.
La séance despiritisme ne dura que quelques minutes.
Une fois la nuittombée, les tentacules se rétractèrent peu à peu, la matière ectoplasmiques’évapora. Les esprits du graffiti étaient retournés dans l’au-delà.
Heureusementj’avais eu le temps de prendre une photo...