Add to Collection
About

About

Laureat de l"European compétition Wagner 200" President du Jury : David Poutney Set Designer on Der Fliegende Holländer ( Richard Wagner ) Music… Read More
Laureat de l"European compétition Wagner 200" President du Jury : David Poutney Set Designer on Der Fliegende Holländer ( Richard Wagner ) Music arrangement: Samuel Sené Director and dramaturgy:Lucas Simon Costume designer:Clara Ognibene Video: Etienne Guiol ( http://www.bkyc-visual.com/) Didier illouz ( http://www.didierillouz.com ) Teatro Sociale di Como (Italie – première prévue le 26 février 2013) Theater Magdeburg (Allemagne – première prévue en octobre 2013) l’Opéra de Rouen Haute-Normandie (France – première prévue au printemps 2014). Sont prévues environ 120 représentations du spectacle (dont 100 en Italie, 10 en Allemagne, 8 représentations en France). Read Less
Published:

Laureat de l"European compétition Wagner 200"
President du Jury : David Poutney
Teatro Sociale di Como (Italie – première le 25 février 2013)
Theater Magdeburg (Allemagne – première  octobre 2013)
l’Opéra de Rouen Haute-Normandie (France – première Janvier 2014
 120 représentations du spectacle
(dont 100 en Italie, 10 en Allemagne, 8 représentations en France).

Set Designer on Der Fliegende Holländer ( Richard Wagner )
Music arrangement: Samuel Sené
Director and dramaturgy:Lucas Simon
Costume designer:Clara Ognibene
Light designer: Benjamin Nesme
Video: Etienne Guiol ( http://www.bkyc-visual.com/)
Didier illouz ( http://www.didierillouz.com )
Note d'intention scénographique du 27/05/2012
 
Pour cette adaptation jeune public du Vaisseau Fantôme, la scénographie se doit d’être simple, concrète et lisible. Elle doit pouvoir donner des codes précis, a un jeune public contemporain. L’entrée dans cette légende, doit se faire le plus naturellement possible.
 
            A l’heure du tout numérique et de l’image instantanée, le développement de l’imaginaire chez l’enfant est trop souvent bridé par un trop plein d’informations secondaires. A cet égard, il nous a paru intéressant de redonner à voir le mécanisme du rêve et de son imaginaire et ce, en encrant la première scène de Santa dans un grenier. En effet, qui ne s’est pas retrouvé à fouiner dans le grenier de son grand père pour chercher et découvrir une multitude d’objets hétéroclites ayant traversé le temps afin de se réinventer une histoire passée, ou bien tout simplement imaginée.
 
            Le grenier où arrive Santa – une jeune fille d’aujourd’hui – comporte tous les éléments dramaturgiques de l’œuvre synthétisée en quelques objets : portait d’un capitaine (i.e portait du Hollander), des caisses, une maquette de bateau, une vieille machine à coudre, des bobines de fil, un buste, un déshabillé rouge (i.e de la couleur des voiles du Hollander), un vieux fauteuil ainsi qu’un piano recouvert de vieux tissus, un chapeau et une échelle... Au sol un vieux textile recouvre une partie du plancher et s’étale sur le reste du plateau. L’espace est inoccupé, poussiéreux. La charpente du toit ressemble étrangement à une charpente de voilier. Une fenêtre en forme de hublot diffuse une lumière lunaire.
            De cette espace concret, vu à travers le regard de Santa, mais aussi celui du jeune public, va alors se développer un univers onirique, de l’ouvrage du vaisseau fantôme. Dans cette optique, le grand voile jonchant le sol aura vocation à se mettre en mouvement pour créer ce qui deviendra tour à tour la mer ou bien le sol de la côte. La charpente du grenier deviendra également le bateau des norvégiens ou encore l’atelier des fileuses pour enfin, au réveil de Santa, retrouver toute sa réalité. Les éléments de plancher sur roulette pourront par ailleurs s’échapper à jardin et cour pour laisser le plateau vide. Au lointain un cyclo opale apparaitra progressivement sur l’arrivée de la tempête et se développera tout au long de la légende avec un subtil mélange de lumière et de projections vidéo. De fait, il ouvrira l’espace dans un univers se situant entre ciel et mer, ou encore entre terre et mer… Aussi, nous permettra-t-il de donner des indications de temps et d’espace, tout en prenant une forme métaphorique pour l’arrivée du Hollander.
            Les éléments du grenier vus dans le prologue reviendront ensuite organisés et habités dans la scène des fileuses pour, finalement, devenir un atelier. De grands fils se dérouleront alors des cintres à l’image d’un grand métier à tisser parsemé de fleurs de coton flottant entre terre et ciel.
            Enfin, pour la scène de la fête, des ampoules à filament s’illumineront pour faire scintiller le ciel comme le feraient de vraies étoiles. A travers ces ampoules brillantes, c’est ainsi le retour progressif de l’espace du grenier qui viendra peu à peu se transposer à l’imaginaire de cette légende. Le suicide de Santa comme preuve de fidélité et d’amour éternel sera, par ailleurs, le pivot du retour au grenier. Santa tombera du fauteuil et se réveillera alors dans l’espace où tout a commencé.
 
 
                                                                                                                                                  Damien Schahmaneche