Comme tous les ans, voici le partage des images que nous avons eu plaisir à faire au fil des mois. 
Les mois d'hiver sont souvent des mois creux pour l'animalier. Une mangeoire régulièrement approvisionnée attire les oiseaux des jardins et permet de saisir
une dispute comme celle-ci entre un chardonneret et une mésange bleue.
Les chardonnerets, toujours en train de se bagarrer, sont aussi des acrobates émérites.
L'hiver est le temps de faire des portraits de buses : le froid les rend moins méfiantes. Ici une buse variable en phase claire.
Selon la température, les brocards nettoient leurs bois dans la première moitié de mars. Celui-ci vient juste d'en dégager l'extrémité, nettement plus blanche, mais la base est encore couverte de velours.
 Le bouvreuil pivoine, si commun autrefois dans les plaines du Sud-Ouest, n'est plus visible qu'accidentellement car la hausse des températures moyennes l'a repoussé vers les zones plus élevées.
Un beau brocard à la sortie de l'hiver. Il vient de peler ses velours et ses bois encore clairs vont foncer de jour en jour jusqu'à prendre leur teinte brune habituelle.
Au bord de la rivière, le cincle qui a charge de famille en cette fin de mars, pêche assidument pour nourrir ses petits. Au menu du jour, une loche de rivière.
Autre signe du printemps qui revient, les blaireaux, avec les nuits plus courtes, sortent  un peu plus tôt. C'est le moment de les faire en lumière naturelle entre chien et loup.

Ils vont sortir de plus en plus tôt, poussés par la gourmandise. Après quelques minutes à la gueule du terrier, ils vont partir à la recherche des vers qui sont un délice pour eux.
A la mi-mai, les engoulevents arrivent sur les Causses du Quercy. On les voit souvent posés sur les routes où leurs yeux brillent dans les phares des voitures alors qu'ils chassent les insectes et les papillons nocturnes. Ils s'envolent souvent au dernier moment, levez le pied !
Appelé, dans nos campagnes, courlis de terre, l'œdicnème criard parade et s'accouple dès son arrivée en mai. Ses longues pattes jaunes de marcheur et ses gros yeux à l'iris jaune vif, sont très caractéristiques.
Il faut le rechercher à la tombée du soir sur des zones steppiques où son cri proche de celui du courlis aide parfois à le localiser.
Au cours d'un petit séjour dans le delta de l'Èbre, nous avons enfin pu voir la glaréole à collier que nous cherchions depuis un bon moment.
L'avocette et son bec caractéristique, toujours aussi élégante dans sa quête de nourriture, est un oiseau commun dans le delta.
Perché au-dessus de l'aire, le faucon pèlerin monte une garde vigilante pour surveiller ses jeunes.


Celui-ci prendra son envol dans un jour ou deux au plus. A la mi-mai, les proies sont abondantes mais il va falloir apprendre à se nourrir. L'aide des adultes ne sera pas de trop pour franchir ce cap décisif.
Le pic épeiche, discret mais élégant.
Le printemps est déjà bien avancé et il y a des nourrissage de tous côtés. La huppe fasciée ne prend même pas la peine de se poser pour déposer le repas dans le bec grand ouvert de ses jeunes proches de l'envol.
Le pic noir, si bruyant en certaines circonstances, se fait très discret lors des nourrissages. Pas un cri ne l'annonce quand il vient littéralement gaver ses petits.

Le guêpier fait maintenant partie de nos visiteurs d'été très répandus mais on ne se lasse pas du spectacle multicolore qu'il nous offre en particulier quand il s'ébroue au soleil.



S'il est vrai qu'il a un faible pour les guêpes, c'est en fait un prédateur extrêmement agile qui capture en vol toute sorte d'insectes.
Ici c'est une libellule qui n'aura même pas eu le temps de prendre ses couleurs définitives avant de faire le repas de ce guêpier.
La chevêche ne craint pas de se mettre au soleil pour profiter de sa chaleur. Toutefois, elle chasse plutôt au crépuscule et la nuit.
Quand les près viennent d'être fanés, tout le petit peuple qui s'abritait sous les hautes herbes se trouve exposé aux attaques des prédateurs. Ce milan royal le sait bien qui a fait d'une botte de paille un poste d'affût efficace pour fondre sur  les rats des champs et les gros insectes.
Le faucon crécerelle, lui, bat des ailes sur place - on dit qu'il fait le saint esprit - avant de se laisser tomber sur la proie repérée, souvent un campagnol ou un lézard.


Sur les causses, quand les grosses chaleurs de l'été sont là, le moindre point d'eau devient vital pour la faune. La tourterelle des bois, avant de repartir pour l'Afrique vers la mi-août, est une habituée très régulière de ces endroits.
Vers la fin août, dans de petites mares loin des rivières, on voit pour quelques jours des grèbes castagneux en migration qui font une petite halte pour se remettre des fatigues du voyage.
Le pigeon ramier vient aussi se baigner et se désaltérer plusieurs fois par jour.
 Le martin-pêcheur fait partie des sujets favoris des animaliers. Il est tellement vif que seule l'image est capable de figer ces instants fugitifs où il fait sauter sa proie pour la placer dans le bon axe pour l'avaler facilement.
Et quand il nous offre une scène plus commune, comme cette toilette dans la lumière du couchant, il est bien difficile de résister à l'envie de déclencher.
La sittelle torchepot, que l'on voit beaucoup à la mangeoire en hiver, vient aussi se baigner très régulièrement dès que la chaleur se fait sentir.
Avec les longues soirées d'été, les blaireaux s'attardent souvent en famille à la gueule du terrier. Le premier travail est souvent une toilette très animée pour se défaire des parasites qui les harcèlent.
Après s'être longuement gratté avec leurs griffes acérées, c'est le départ pour  la chasse nocturne. Les lombrics se font rares avec la sécheresse mais ils se régalent de prunes, de maïs en lait ou de raisins bien mûrs.
En août, harcelés par les taons qui ne leur laissent aucun répit, les chevreuils viennent eux aussi à la mare pour y trouver un peu de fraicheur.
Quand il n'y a pas de rides sur l'eau, c'est l'occasion d'images faciles mais toujours esthétiques que le photographe ne laisse pas passer.
En septembre, les lacs collinaires sont au plus bas et permettent, en attendant l'arrivée du balbuzard pêcheur, de faire des images des oiseaux aquatiques. Les cormorans, à cette saison, se gavent de poissons-chats, faciles à attraper dans les herbiers.
Comme tous les ans, le chevalier aboyeur fait admirer sa démarche élégante quand il vient se nourrir dans les herbiers de bordure.
Pour commune qu'elle soit, le foulque macroule à l'envol reste un modèle d'élégance et d'équilibre. Et sous cet angle, pour une fois, on voit son oeil briller.
Le petit grèbe castagneux fait une halte dans sa migration et pourchasse les alevins avec acharnement.
La capture d'une proie provoque chez les cormorans des disputes à grands cris et des poursuites spectaculaires avec l'espoir de s'emparer du butin du voisin.
Les migrateurs se succèdent à cette saison et la bondrée apivore guette, perchée sur un piquet, les nids de guêpes cachés dans le sol.
Le circaète Jean-le-Blanc plane longuement dans le ciel d'octobre pour se nourrir, lors de son voyage vers l'Afrique, des serpents et lézards que les températures clémentes poussent encore à sortir.
C'est le temps du brame du cerf. Les effluves que laisse derrière elle une biche en chaleur font prendre au mâle des airs de chien d'arrêt auquel le vent apporte une odeur prometteuse.
Il creuse de la pointe des bois un terrain humide où il pourra venir se souiller tout le temps du rut.
La rivalité pour la possession des biches et les combats qui s'ensuivent ne sont pas sans danger pour les concurrents comme en témoigne la blessure sur la cuisse arrière de ce cerf, provoquée par la pénétration d'un andouiller.
Cette période de rut est difficile pour les grands cerfs. A la fin de la première quinzaine du brame, on voit des animaux visiblement exténués et qui ont perdu jusqu'à 20 % de leur poids.
Cette agitation terminée, le circaète va pouvoir reprendre son voyage vers l'Afrique : les fortes gelées arrivent et ses proies se font de plus en plus rares.
Les animaux qui craignent le froid et la disparition de ce qui les nourrit vont prendre leur quartier d'hiver comme cette chauve-souris accrochée à la paroie d'une grotte.
L'hiver est là, c'est pour nous le moment de reprendre le suivi des couples de hiboux grands-ducs que nous surveillons tous les ans. C'est le temps des amours et les oiseaux chantent beaucoup et sont plus faciles à voir.
Ils se déplacent dans les falaises et donnent l'occasion de faire des images en vol en lumière naturelle qui sont vraiment rares.
Entre chien et loup, on a le plaisir d'assister à la toilette et à l'ébrouement d'un oiseau avant qu'il ne parte en chasse. Dans le soleil couchant, c'est un spectacle qui récompense des nombreuses heures d'affût nécessaires pour avoir une chance d'observer cette scène.
Rétrospective 2018
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