Toutes les images ne peuvent pas faire l'objet d'un dossier spécifique mais il en est qui émergent du lot parce qu'on les a longtemps attendues ou qu'elles sont le fruit d'un hasard totalement inespéré. Ce sont ces moments forts de l'année que nous vous proposons ici, de janvier à mai 2017.
Après une froide journée d'hiver, le réveil du grand-duc, le soir, est souvent difficile.
L'accouplement, répété tout au long du mois de janvier, est particulièrement bref mais des plus spectaculaires étant donné l'envergure des oiseaux.
Le premier mois de l'année est aussi le moment de repérer les loges aménagées par le pic noir. C'est là que seront les petits en mai.
En fin d'hiver, les journées grises sont nombreuses. Une mangeoire régulièrement alimentée permet de faire des portraits saisissants des oiseaux qui la fréquentent, comme cette mésange bleue, faite avec deux flashs manuels sans éclairer le fond.
Le mois de février est la dernière limite pour faire le tichodrome échelette avant qu'il ne regagne les montagnes.
Très difficile à approcher dans les falaises, il faut le chercher dans des monuments offrant des murs de pierre où il vient chasser les araignées et autres insectes.
A la fin de l'hiver, il est courant de voir le faucon pèlerin s'ébrouer après une toilette minutieuse sur un de ses perchoirs habituels. Il s'agit là de la femelle dont le poitrail est encore rosi par le sang de sa proie du matin.
Après un long moment passé sur son perchoir, le pèlerin s'étire pour se dégourdir les pattes et les ailes avant de prendre son envol.
Quand on voit de telles attitudes on comprend aisément que ce faucon est taillé pour la vitesse avec des attaques en piqué entre 250 et 300 km/h !
Quand on connait bien l'oiseau et que l'on a beaucoup de patience et un peu de chance, on peut arriver à figer un accouplement.
La deuxième moitié de mars voit le retour d'un des plus beaux rapaces, le circaète Jean le blanc qui se nourrit exclusivement de serpents et de lézards.
A ne surtout pas chercher à approcher avant le début août sans quoi le nid serait abandonné et le petit ne survivrait pas.
Cette année, à la fin mars, nous avons fait un séjour dans le delta de l'Ebre. Nous avons pu y observer nombre de migrateurs comme ce couple de nettes rousses,
ou cet ibis falcinelle en train de prendre son bain,
ou encore le goéland d'Audouin si particulier avec son bec tricolore.
Les lagunes grouillent de vie et le spectacle est permanent avec les talèves sultanes
ou les divers hérons dont le crabier chevelu.
L'écrevisse de Louisiane qui pullule dans les marais est une catastrophe pour la biodiversité mais un plat très apprécié de bien des échassiers.
Dans ces régions chaudes la pie grièche à tête rousse arrive dès la fin mars et ne tarde guère à nidifier.
 Avril, c'est le moment de la recherche du partenaire pour pouvoir se reproduire.
Ce faucon crécerelle va offrir à sa femelle le lézard des murailles qu'il a attrapé.


Il lui prouve ainsi qu'il sera capable de la nourrir pendant la couvaison et gagne du coup le droit de s'accoupler.
En avril et mai, les jeunes font leur première apparition. Ici, un cincle plongeur qui vient de quitter le nid mais s'essaie déjà à la capture de ses premières proies.
Ce renardeau, lui aussi à la découverte du monde, fait ses premiers pas hors du terrier,
mais, comme un bébé, il est vite fatigué et doit se reposer souvent. 
Ce jeune pic noir mâle est nourri de moins en moins souvent par ses parents malgré ses cris répétés. Il va falloir qu'il se lance à la recherche de sa pitance.
Le premier envol ne donne pas une grande impression de maîtrise
mais l'essentiel est fait : il s'est lancé et les parents qui le surveillent de loin interviendront s'il a besoin d'aide.
De son perchoir, la pie-grièche femelle est, elle aussi, à l'affût des insectes pour nourrir sa nichée.
Celui que l'on entend si souvent et que l'on voit si rarement, le coucou gris, nous annonce tous les ans l'arrivée des beaux jours.
C'est un des rares oiseaux capables de manger les chenilles urticantes. Comme il en connaît les dangers, il frappe sa proie contre un tronc pour la vider de ses éléments nocifs avant de l'avaler.
La chouette chevêche, bien qu'essentiellement nocturne, aime bien s'exposer aux rayons du soleil et faire admirer ses yeux d'or.
En juin, c'est le moment d'essayer de faire des images de blaireaux en lumière naturelle.

Ce sont les nuits les plus courtes de l'année et les sorties en famille se font plus tôt pour avoir assez de temps pour se régaler des fruits de l'été.
Il y en a à profusion et pour tous les goûts.
Autre gourmand, le loriot est à chercher dans les vieux fruitiers, cerisiers ou mûriers, dont il apprécie beaucoup les fruits.
Il y perd de sa superbe car les mûres, au jus très sombre, lui font vite un masque de carnaval.
La huppe fasciée si élégante dans la lumière des soirs d'été,
est à la recherche de proies comme cette petite araignée
qui vont servir à alimenter les petits de sa seconde nichée.
C'est à la mi-juillet que ce jeune de petit-duc s'est montré pour la première fois.
Il attend ses parents pour être nourri et manifeste son impatience par des chuintements répétés qui ont permis de le repérer.
Les bons moments 2017 ( Janvier à Mai )
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