PALESTINE, en territoires toujours occupés
Le cerf-volant de Jérusalem, 2012

Comme un peu partout sur cette planète, les enfants jouent à la guerre.
Dans certains pays, hélas,  ces jeux là sont pris très au sérieux.
Il est incroyable de voir en Palestine comment, les armes, les soldats, les checkpoints s'incrustent dans le quotidien... comme si cela avait toujours existé.
Quartier juif, vieille ville de Jérusalem, Aug 2012.

La nuit tombée d'inquiétantes silhouettes aprentent les rues du vieux Jérusalem.
Il est 23h à Jérusalem.
Entrée de la vieille ville de Jérusalem, New gate, 2011

Les communautés cohabitent mal gré à Jérusalem. Le divorce a bien eu lieu, le juge a donné la garde de "l'enfant" à Israël.

Mur des lamentations, vieille ville de Jérusalem, 2011

La partie visible des restes du temple de Salomon est le lieu le plus sacrés pour les juifs.
Juste derrière se trouve la mosquée Al-Aqsa, 3eme haut-lieu de pélerinage pour les musulmans.
A quelle communauté revient la propriété ? Question source de perpétuels conflits. Néanmoins tous les points d'accès des sites religieux sont sous contrôle israélien. Est-ce normal de se voir parfois refuser l'accès à sa propre maison ?
A titre de provocation, il est assez fréquent que des orthodoxes pénètrent le domaine d'Al-Aqsa avec ou sans le consentement des militaires. 


Juifs orthodoxes se rendant au "mur" peu avant le shabbat. 
Jérusalem, 2011
Un jeudi soir à Jérusalem Ouest, 2011

Il est plus que banal de voir cette scène dans la partie ouest de Jérusalem.
Les quartiers israéliens regorgent de ces jeunes, armés jusqu'au dents. En permission, beaucoup de ces jeunes peuvent garder leurs armes pour leur propre sécurité. Au restaurant, au cinéma, sur les terrasses  des cafés. Personne ne s'en affole a part moi-même et les touristes présents comme si c'etait le plus normalement du monde que l'on se ballade avec un uzi autour du coup...
En israël, la durée du service militaire obligatoire  est de 3 ans pour les hommes et 2 ans pour les femmes. Ils doivent ensuite donné 3 semaines par an à leur pays ! La démilitarisation n'est pas prévue au programmes. Les organisations israéliennes décriant ce problème sont souvent mal vues et font l'objet de persécutions. 
Les déserteurs sont mis en prisons quelques mois et ne peuvent que difficilement trouver un travail après leur sortie.
Vieille ville de Jérusalem, 2012

Les soldats israéliens prennent volontiers la pose au grand plaisir des touristes. Voici les protecteurs de Jérusalem city.... Mais alors on peut quand même penser :  qui donc protège les palestiniens ???
Vieille ville de Jérusalem, quartiers musulmans. 2011

Pas un seul angle de ces quartiers n'échappent aux centaines de caméras positionnés un peu partout dans la vieille ville. La sécurité prime sur la vie privée des palestiniens mais, aussi et surtout pour assurer la sécurité des différentes colonies qui se sont implantées dans ces quartiers musulmans. L'incontournable et si arrogant drapeau israélien marque chacune d'entres-elles pour rappeler à tout le monde que Jérusalem "n'appartient" plus à la Palestine. Beware  "somebody's watching you !"
Il est également important de rappeler qu'à Jérusalem, le drapeau pelestinien est interdit sous peine d'arrestation immédiate.
Vieille ville de Jérusalem, 2012

Ces jeunes palestiniens ont le regard sévère de ces enfants qui ont grandi un peu trop vite. Le conflit s'immisce jusqu'aux terrains de jeu et limite les activités. Les anfants sautent souvent la case "adolescence" et deviennent des adultes avant l'heure. Les palestiniens grandissent dans un envirronement ultra-politisé et portent sur leurs épaules le poids de l'occupation et la rancoeur des générations passées.
Mont des Oliviers, Jérualem Est, 2011

Encore un drapeau israélien... Celui-ci fait bien 15 mètres de haut. Un peu grand pour cette famille de colons qui s'est implantée au dernier l'étage de cet immeuble. Toutes les autres familles du quartier sont musulmanes. Sécurité rapprochée pour cette famille et déplacement en véhicule blindé du type militaire.
Le drapeau quant à lui peut s'apercevoir de l'autre côté de la ville, le symbole est fort !
Qalandya check point, Cisjordanie 2012
Martyr du Fatah, Ram, 2012
Enième affiche du genre dans la rue. Les martyrs qu'ils soient de tel ou tel parti appellent à la résistance.
Temple des patriarches, Hébron, 2012

Temple des patriarches, Hebron 2012

Veille ville Hébron, 2012
Hébron, le symbole de la colonisation israélienne. Ici, les journalistes ne sont pas les bienvenus et les photographes encore moins. Dans cette ville sous contrôle israélien 600 colons juifs se sont implantés. 2000 soldats sont mobilisés en permanence pour assurer leur sécurité. Les 170 000 palestiniens vivant à Hébron subissent les quotidiennes persécutions et il n'est pas rare que les affrontements éclatent.
Je prends en photo mon ami Shehab qui me fait visiter en détail les méfaits de cette présence israélienne. Un peu plus haut dans le mirroir, un militaire israélien montant la garde....
Vieille ville d'Hébron, 2012
Les barbelés empêchent toute intrusion sur les niveaux supérieurs des maisons car les colons occupent bien souvent les hauteurs de la ville. Quelques fois les palestiniens sont obligés de placer des filets afin de recueillir les déchets du type tampons hygiéniques, conserves... etc, délibéremment jetés par les colons.
Le mur de "l'apartheid", Jérusalem 2012
Initialement créé en 2002, ce mur de la honte mesurant 700 km sur une hauteur de 8m avait pour but d'empêcher toute attaque terroriste palestinienne. Il sépare la ville de Jérusalem de la Cisjordanie mais y intègre une multitude de colonies juives implantées sur les territoires palestiniens. 20% du tracé respecte la ligne verte de 1949, le reste empiète allègrement sur les territoires palestiniens.
L'Assemblée générale des Nations unies a adopté, le 21 octobre 2003, une résolution condamnant la construction d'un « mur » empiétant sur le « territoire palestinien occupé » par 144 voix pour et 4 contre.
S'il est vrai que les attentats ont sensiblement diminué depuis sa création, la création du mur n'empèche aucunement les intrusions israéliennes en Cisjordanie.
Mur de séparation, Ram, Cisjordanie 2012
Sur le mur devait figurer le plus grand graffiti du monde et ainsi intégrer le Guiness des records... 
Mur de séparation, Bethléhem 2012
Yasser Arafat, Qalandya Checkpoint, 2012
Le controversé chef de l'OLP, ensuite premier président de l'autorité palestinienne et signataire des accords d'Oslo reste le plus grand leader politique palestinien. Il mourût en 2004.
Récemment,  en Août 2012, le parquet de Nanterre a ouvert une information judiciaire à la demande de Souah Arafat, suite à la découverte de traces d'opodium (substance radio-active) sur ses effets personnels.

Mur de séparation, Bethlehem 2012
Leïla Khaled, personnage controversé. Héros pour les uns, terroriste pour les autres, l'activiste du PLFP (Front de Libération de la Palestine) fut la première femme à détourner un avion en 1969. La ligne Los Angeles - Tel-Aviv de la TWA fut detournée sur Damas, où elle et son équipier firent descendre les 116 passagers du vol avant de faire exploser l'engin.
Une nouvelle tentative échouera en 1970 à Londres où elle fut arrêtée et emprisonée. Elle sera échangée contre des prisonniers cette même année et se réfugiera en Jordanie après avoir maintes fois changé son visage via chirurgie esthétique. Elle est actuellement memnre du conseil national palestinien.
Mur de séparation, Bethlehem 2011
Handala, le célèbre personnage de Naji al-Ali se retrouve un peu partout à Jérusalem. Il symbole la résistance du peuple palestinien. Il a le plus souvent le dos tourné et les mains liées, témoin de ce qui se passe en Palestine, en Israël et plus généralement dans le monde arabe. Naji al-Ali est mort assassiné à Londres en 1987 où il s'était exilé après avoir reçu des menaces de mort car comme bon nombre de dessinateurs politiques il ne s'était pas fait que des amis.
Naji disait qu'il continuerait à vivre à travers Handala.... Les murs de Jérusalem le confirme bel et bien.
Mur de séparation, Ram 2012
Erez crossing Terminal, Israël, 2012
Seul point d'entrée et de sortie à Gaza depuis Israël, le terminal d'Erez tient des meilleurs films de science-fiction. Mirradors, sas, scanners, caméras, microphones... Checkpoint sous haute surveillance pour qui est autorisé à entrer ou sortir de/à Gaza. Sur la route Jérusalem-Erez, aucu panneau n'indique la direction de Gaza. Le panneau "Welcome to Erez" m'aura toujours fait sourire, comme si c'était une partie de plaisir... Ironie ?
Tunnel d'entrée, zone tampon, Gaza 2012
Après avoir passé le terminal d'Erez, il faut marcher un kilomètre au milieu de la zone tampon (Nord Est de la bande de Gaza). Zone risquée pour qui voudrait s'approcher un peu plus près du mur de béton qui entoure Gaza. Tout a été rasé pour garantir une meilleure visibilité aux soldats israéliens. La zone tampon fait souvent l'objet d'opérations de nivelage à l'aide de tanks. Ces mêmes tanks sont souvent pris pour cibles par les militants palestiniens. L'unique endroit "sécurisé" reste ce tunnel où des blocs de béton positionnés au centre permettent de se réfugier en cas de tirs croisés. Welcome to Gaza.

Gaza, taxi à 5/5 checkpoint, 2012

3 pays sur 1,5km. Israël, Palestine côté Fatah, Palestine côté Hamas. Taxi obligatoire pour passer la zone tampon...

Gaza city, Sept 2012
Portrait de Yasser Arafat et Sheikh Yassin (fondateur du Hamas), Gaza city, sept 2012
Jérusalem, Aug 2012

Nablus, 2012

Portrait Haytham. Collègue et ami. Portrait qui dénote une touche de tristesse. Assez étrange pour qui connaît ce personnage plein de rire et de  vie,  comme s'il savait de quoi traiterait ma série de photo.
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PALESTINE, en territoires toujours occupés

Un an en territoires occupés... Cette série de photo raconte ce que j'ai pu apercevoir d'un conflit qui reste sans aucune lueur d'espoir... Israe Read More
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