Djerbahood, c’est quoi ?

Après le succès du projet  « Tour Paris 13 », la galerie parisienne Itinerrance, dirigée par Mehdi Ben Cheikh, est de retour avec un projet d’une autre envergure, cette fois ci dans le bassin méditerranéen, loin de l’effervescence de la métropole.
La galerie Itinerrance, depuis 2004, s’est lancée le défi de devenir un lieu incontournable du Street Art. Et c’est plutôt réussi. Regroupant des artistes de toutes nationalités, et de renommée internationale, leurs projets s’inscrivent dans la valorisation du tissu urbain, et dans une bataille de légitimation de l’art de rue.

Au sud de la Tunisie, région encore sous le joug post-printemps arabe, les initiatives culturelles sont très peu nombreuses. Bien que la première édition du festival franco-tunisien des Dunes Electroniques en février à Nefta, au cœur des anciens décors de la trilogie Star Wars ait eu un fort succès, les projets culturels sont encore dans l’ombre du Nord du pays.
Alors sur l’Île de Djerba, dans la ville d’Erriadh, un véritable musée à ciel ouvert a vu le jour: 150 street-artistes de 30 nationalités différentes ont investi les murs blancs typiques de l’architecture traditionnelle djerbienne. Et Waou, on en a plein les yeux !
 
PROJET:
Le nom de l'événement, Djerbahood, s'impose spontanément aux organisateurs à la suite de l'installation des lettres The Hood (terme anglais très familier, parfois utilisé pour désigner un quartier) par Rodolphe Cintorino à l'entrée du village tunisien d’Erriadh sur l'île de Djerba, autrefois appelé Hara Sghira, soit « petit quartier » en arabe1.
Les 250 œuvres réalisées par les artistes participant au projet mobilisent plus de 4 500 bombes de peinture et regroupent à la fois des œuvres individuelles et des collaborations2.
À ciel ouvert, Djerbahood est une expérimentation de ce que pourrait être un musée du mouvement street art : conçu dans le respect des normes muséales classiques avec une lumière, une scénographie et un parcours, il se démarque des festivals d'art urbain. Selon le quotidien tunisien Le Temps, il s'agit d'une aventure artistique unique dans l'univers de l'art urbain, un mouvement « en effervescence dans un pays en devenir »3 selon Mehdi Ben Cheikh, fondateur de Djerbahood et directeur de la Galerie Itinerrance de Paris.
LE TEASER DE L’ÉVÉNEMENT:
Au détour de ruelles blanches et bleues, d’enfants en vélo, de mobylettes, de bougainvilliers, et d’une population locale un peu dubitative, on découvre sur les murs des œuvres complètement intégrées au lieu choisi.
Avec des artistes comme C215, El SEED, Herbert Baglione, Know Hope …  il ne s’agit pas ici uniquement de peindre ou de bomber sur les murs, comme on pourrait le retrouver dans beaucoup d’endroit, il s’agit de réellement s’approprier le lieu et de jouer avec l’environnement qui nous entoure.
En se servant des courbes, des couleurs, des formes d’une architecture loin de celle de Paris ou sa banlieue, on découvre le street art sous une autre dimension.
Chaque œuvre s’inscrit non seulement dans la dimension du lieu, mais dans la culture locale. L’utilisation de l’arabe, ou de personnages rappelant les berbères du désert, tend à amplifier l’appropriation d’une culture loin de la notre… dépaysement garanti.
L’île de Djerba est connue pour son tourisme de masse, ses plages de sable fin, et une eau translucide à vous faire faire de la plongée alors que vous n’en avez jamais eu envie… Mais ce n’est pas seulement ça. Certes le tourisme y fait vivre une partie de la population locale, mais la zone touristique ne représente qu’une seule partie de l’Île, la ville de Midoune.
Tout le reste vit au rythme tunisien, loin de shorts et des « crocs » … avec ses problèmes d’économie locale, les problèmes écologiques de l’île liés au tourisme, comme le non-traitement des déchets, l’immigration massive de libyens menant à une saturation du logement ou encore des problèmes inter-culturels, plus présents que jamais.
Alors au lieu de se la couler douce dans des hôtels, avec pension complète et buffet à volonté, les touristes de masse feraient mieux de sortir de leurs séances d’aquagym dans la piscine de leur club et découvrir une initiative vouée à rester gravée un moment dans ses murs bleus et blanc…
LES ARTISTES:
Une petite centaine d'artistes de 35 nationalités différentes participent à l'évènement, parmi lesquels Add Fuel (en), Aya Tarek (en), C215, eL Seed, Fintan Magee (en), Jace, Phlegm (en), Roa, Swoon ou encore Julien Malland aka Seth, un artiste urbain français, médiatisé notamment à travers ses participations à plusieurs épisodes de l'émission Les Nouveaux Explorateurs.
 
ABBÈS BOUKHOBZA – ADELLATIF MOUSTAD – ADD FUEL – ALEXIS DIAZ – AMOSE – ARRAIANO – AXEL VOID – AYA TAREK – AZ – BOMK – BRUSK – B-TOY – C215 – CEKIS – CURIOT – DABRO – DAN23 – DAVID DE LA MANO – DEYAA – DOME – ELLIOT TUPAC – EL SEED – ELPHEGE – CLAUDIO ETHOS – EVOCA1 – FAITH47 – FINTAN MAGEE – HENDRIK ECB BEIKIRCH – HERBERT BAGLIONE – HYURO – INKMAN – INTI – JACE – JASM1 – JAZ – KAN – KATRE – KNOW HOPE – KOOL KOOR – LAGUNA – LILIWENN – LOGAN HICKS – M-CITY – MAATOUG – MALAKKAI – MÁRIO BELÉM – MAZEN – MOHAMED V – MONICA CANILAO – MOSKO – MYNEANDYOURS – NADHEM & RIM – NAJAH ZARBOUT – NEBAY – NESPOON – NILKO WHITE – NINA – ORTICANOODLES PANTÓNIO – PHLEGM – PUM PUM – REA – ROA – RODOLPHE CINTORINO – SALMA – SANER – SEAN HART – SEBASTIÁN VELASCO – SETH – SHOOF – ST4CREW – STEPHAN DOITSCHINOFF STEW – STINKFISH – SUNRA – SWOON – TAHAR MGADMINI – TINHO – TWOONE – UNO370 – VAJO – WAIS1 WISETWO – WISIGN – WISSEM – YAZAN HALWANI – ZEPHA – ZIED LASRAM –
FREE MOCK-UPS TO DOWNLOAD
THANKS FOR WATCHING
 
You can download the free PSD mock-up's from here