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    J’aime réaliser de longues séries, étalées sur des mois, des années. Parce qu’ainsi je pénètre mon sujet et apprends à le connaitre au fil du temps, comprenant pas à pas ce que finalement je souhaitais en dire au début, une manière de bain révélateur. Et puis les longues séries en dissimulent bien d’autres, des plus petites, plus précises peut-être, plus spécifiques dans tous les cas. Cela avait déjà été le cas avec « tôt un dimanche matin » qui composait un corps de travail devenu cohérent au fil des mois, que la publication d’un livre a définitivement clos, et cependant qui dissimulait d’innombrables courtes séries. Parce que la campagne française où je vis depuis 2013 enferme mes souvenirs, j’ai souhaité figurer cette mémoire de l’enfance, une mémoire enclose dans le paysage, une zone morte et pourtant si envahissante. C’est elle qui dicte mon rapport à l’espace, il me fallait la dire avec plus de précision. J’ai naturellement pensé au cube noir, parce qu’il m’a semblé que ce serait encore la forme la plus simple à fabriquer et puis cela renvoyait à la boite noire, la chambre noire, aussi à cette bande dessiné intitulée « la fièvre d'Urbicande » de Schuiten & Peeters. J’ai procédé par tâtonnements jusqu’à opter pour une architecture en bois, légère et solide, que je conduis à présent au gré de mon errance sur les traces de mon enfance. Ce projet spécifique intitulé « the dead zone » est donc un prolongement de la longue série sur laquelle je travaille à présent depuis plus de deux années (saisons noires), un prolongement nécessaire afin d’exprimer très exactement par la photographie le cœur de cette œuvre. Le cube circonscrit l’enfant que j’ai été ainsi que son histoire me donnant ainsi l’occasion de rendre au passé ce qui appartient au passé. Un nouveau livre à paraitre en juin 2016 à l’occasion d’une belle exposition dans un musée français, reprendra ce corps de travail et sera l’occasion pour moi de bifurquer vers de nouveaux projets Read Less
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Because the French countryside where I lived since 2013 containing so many memories, I wanted to include my childhood reminiscences, that enclosed memory in this landscape, now a dead zone and yet so invasive.

I naturally thought of a black cube, because it seemed to me that it would be the simplest form to make, and then it came to refer itself to the black box, the dark room, also to this comic strip entitled "Fever in Urbicand" from Schuiten & Peeters. I proceeded by trial and error, finally choosing a wooden architecture, with 1-meter sides, light and strong. I take it with me in my wandering, following the footsteps of my childhood.

The cube does represents the child I was and my history, giving me the opportunity to give back to the past what belongs to the past.

                                                         www.juliencoquentin.com
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