Faucon crécerelle à l'affût d'une proie
Le mâle, reconnaissable à sa calotte gris bleutée . 
Le départ pour la chasse
La chasse du crécerelle commence par une surveillance attentive et prolongée du territoire,  à la recherche d'une proie éventuelle.
Si le vent est assez fort, il se tient immobile dans le flux d'air, toute son attention concentrée sur le moindre mouvement au sol.
En cas d’insuccès, il parcourt méthodiquement le terrain, tournant la tête d'un côté et d'autre pour que rien ne lui échappe
 
Dès que la proie est repérée, il fond dessus pour s'en emparer.
L'attaque manque rarement son but et l'adulte se précipite aussitôt pour nourrir sa nichée
Les petits l'accueillent avec des cris stridents. Le mâle est reconnaissable à sa calotte grise et à son croupion et sa queue de même couleur barrée de noir.
Les deux parents participent au nourrissage. Là, c'est la femelle, reconnaissable à son dessus brun roux barré, et non tacheté, et à la queue rousse également barrée.
Le nid est souvent si exigu qu'il arrive qu'un petit tombe du nid. Les parents le  nourriront au sol... à moins qu'un chat ne traîne dans les parages.
Pour celui-ci, l'affaire se terminera bien.
Perché sur un arbre qui a vue sur le nid, ce mâle attend , un campagnol dans le bec, pour prendre le relais...
Dès que la voie est libre, il plonge vers le trou de mur qui abrite sa nichée.
A ce stade là, les jeunes sont insatiables
et les nourrissages se succèdent à un rythme très soutenu. Tous les micro-mammifères sont au menu mais aussi de gros insectes comme cette sauterelle  verte apportée par la femelle.
Les campagnols des champs sont une des proies favorites
Tout est bon pour alimenter la nichée: ici, c'est un lézard qui a été capturé par le mâle.
Pendant qu'un des parents nourrit, l'autre a déjà repris son poste d'observation pour trouver de nouvelles ressources.
Là, c'est encore un campagnol des champs .
Là encore une grosse sauterelle verte...
Si la proie est capturée loin du nid, elle sera prise dans les serres, et non dans le bec, pour rendre le vol plus aisé.
Fatigués et repus, les petits se couchent les uns contre les autres pour une sieste réparatrice.
Après avoir digéré, les jeunes se grattent souvent de la pointe des serres pour calmer les démangeaisons que provoque la pousse des nouvelles plumes.
Et maintenant, de l'autre côté, avec l'autre patte.
Pendant que les petits digèrent, les parents en profitent pour s'occuper de leur plumage et se toiletter.
Bientôt le premier envol. Il est temps de se faire les ailes mais l'espace est bien réduit
Le dernier des petits vient de quitter définitivement le nid. Atterrissage réussi sur une botte de foin. Ouf!
L'aîné, qui a pris son vol deux jours avant, en est déjà à des exercices bien plus périlleux.
Là au moins, il y a de la place pour s'étirer!
De plus en plus fort et de plus en plus risqué
Confortablement installé, c'est le moment de se faire les muscles pour s'entraîner au vol.
L'étirement des ailes, d'abord un côté puis l'autre, en équilibre en bout de branche, permet de mesurer la rapidité des progrès  .
Encore un effort et on va pouvoir décoller...
On est un peu moins bien que sur la botte mais on arrive quand même à se tenir en équilibre sur une patte .

Paré au décollage... quand les muscles seront assez forts.
Et pour finir, la toilette comme maman.
Et dire qu'il va encore falloir les nourrir pendant trois semaines...
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Faucons crécerelles

Suivi d'un couple de faucons crécerelles dans le Quercy d'avril à fin juin. Portraits des adultes et des petits, action de chasse,apports de proi Read More
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