Les territoires de Clermont-Ferrand et de Milan, malgré leurs formes urbaines et géographiques très différentes, questionnent chacun une volonté de certains pouvoirs politiques de faire émerger une gouvernance métropolitaine visant à définir une structure territoriale capable de répondre à des problématiques de fabrication de la métropole (densité, étalement, cristallisation et satellisation) il cherche ainsi à faire émerger une figure métropolitaine globale.
La vision politique de la métropole se définie en générale par une centralité d’importance régionale s’appuyant sur des pôles périphériques. Nous pensons que cette vision est erronée car elle prône la surpuissance de centres qui ne sont plus soutenables et viables foncièrement, ce qui fabrique depuis environ 40 ans un phénomène de périurbanisation symptomatique et croissant. Ce phénomène prend la forme d’archipel pavillonnaire sur le territoire auvergnat, et de ville diffuse sur le territoire italien. 
Nous défendons l’idée d’une métropole guidée par une entité géographique emblématique englobant l’ensemble des polarités urbaines et paysagères sans niveler leurs différences qui apparaissent comme autant de richesses.
Un des enjeux mis en avant par le Conseil de développement du Grand Clermont pour 2020 concerne la formation de l’entité urbaine formée par la plaque urbaine Vichy - Clermont - Issoire. À ce jour, cette volonté politique ne s’exprime que par un réseau routier, il n’y a là qu’une connexion physique qui ne véhicule pas le sentiment d’appartenance à l’entité métropolitaine recherchée.
Cette dernière est caractérisée par deux éléments paysagers anciens et remarquables, la Chaîne des Puys à l’ouest de Clermont-Ferrand et qui se déploie plus en direction du sud et de Issoire, et la plaine de la Limagne qui rejoint Vichy au nord. Ces paysages sont discontinus le territoire voulu pour le Grand Clermont et ne peuvent constituer des éléments fédérateurs. Le Val d’Allier en revanche, qui se trouve connecté à la majorité de cette entité propose différentes situations de proximité ou d’éloignement avec les centralités. 

 
 
 
IMPLANTATION
 
Une ligne tendue entre deux grands paysages                            Mise en projet du paysage proche
Articulation des programmes - Maquette échelle 1/1000
 
 
 
ATELIERS DE MECANIQUES
 
Les éléments pérennes sont travaillés comme des masses, extrudés du sol public minéral. Pour les ateliers, une arrête est sectionné en différents blocs autonomes, un pour chaque ensemble de classes.
Le bloc se déployant sur deux niveaux vient coulisser entre les niveaux afin de protéger la circulation piétonne extérieure et de fabriquer la coursive intérieure. Ces différents blocs accueillent les usages d’apprentissage théorique et sont orientés vers le paysage à l’Ouest.
L’architecture en bois des ateliers est travaillé par deux éléments. Un caisson en bois se déployant le long de cette arrête en béton sans jamais la toucher. Un second élément, pensé comme un filigrane vient se déployer tel un pli sur le précédent volume. Ce système de shed permet d’éclairer naturellement les espaces de travail par une lumière continue  venant du Nord. 
Entre chaque bloc, le shed vient en profondeur afin d’éclairer la coursive et de fabriquer les entrées secondaires.
Ateliers de mécanique - Maquette coupe échelle 1/200
 
 
BATIMENT D'ENSEIGNEMENT GENERAL
 
Le rez-de-chaussée du bâtiment principal se compose d’un grand préau permettant la porosité visuelle entre les espaces traditionnels du lycée et le paysage maraîcher fabriqué à l’Est. Se préau est fabriqué par deux piliers en béton accueillant les accès et circulations verticales, sur lequel vient se déposer un troisième bloc technique. Ce dernier est une poutre étage logeant l’ensemble des réseaux. Cet élément technique est pensé comme un investissement structurel à même de supporter tous types de programmes venant se plugger dessus.
Les étages supérieurs sont composés de salles de classes ayant différents usages. Les salles traditionnelles s’orientent à l’Est vers le puy et les activités agricoles. Celles pour le travail en groupe se déploient sur la façade Ouest, côté cour. Cette dualité des vues se lit dans les espaces de circulations traversants.
Le filigrane se compose ici de grands cadres alternant pleins et  vides selon la luminosité intérieure nécessaire. Ces éléments verticaux fabriquent un volume unitaire et permettent l’occultation des façades.
Bâtiment d’enseignement général - Maquette coupe échelle 1/200
 
 
TEMPORALITES
 
Temporalité lycée
Temporalité événement
Temporalité week-end