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    L’esprit vagabond mais le regard vif, c’est en sillonnant la mythique Route 66 sur les traces effacées de Easy rider que Davoud OHADI dépeint le … Read More
    L’esprit vagabond mais le regard vif, c’est en sillonnant la mythique Route 66 sur les traces effacées de Easy rider que Davoud OHADI dépeint le portrait d’une Amérique oubliée et rouillée : celle de « American Rust ». Aux antipodes d’un tableau de Hopper livrant une vision colorée de l’Amérique, loin des Drive-in aux enseignes scintillantes et des Harley Davidson qui contribuèrent à forger le mythe, la Mother Road, ou plutôt ses vestiges, semble bien à l’encontre de l’imaginaire commun. Le photographe lillois nous plonge ainsi dans l’univers purement décadent de cette route célèbre en capturant au vol des objets laissés à l’abandon, véritable témoin d’une vie antérieure. Son épopée a pour but de retranscrire la déperdition d’un monument historique des Etats-Unis pour réaliser à quel point il est aujourd’hui hanté d’objets dégradés, abîmés par la vie, laissés pour compte et sujets à l’érosion climatique dont la rouille est le vecteur de la fuite du temps. Read Less
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Exposition Photo American Rust chez Robert M.Smith à Belleville du 1er au 30 septembre 2014
Vernissage le 5 septembre à 20
        L’esprit vagabond mais le regard vif, c’est en sillonnant la mythique Route 66 sur les traces effacées de Easy rider que Davoud OHADI dépeint le portrait d’une Amérique oubliée et rouillée : celle de « American Rust ».
Aux antipodes d’un tableau de Hopper livrant une vision colorée de l’Amérique, loin des Drive-in aux enseignes scintillantes et des Harley Davidson qui contribuèrent à forger le mythe, la Mother Road, ou plutôt ses vestiges, semblent bien à l’encontre de l’imaginaire commun. 
Le photographe de 31 ans nous plonge ainsi dans l’univers purement décadent de cette route célèbre en capturant au vol des objets laissés à l’abandon, véritables témoins d’une vie antérieure. Si initialement le projet était d’appuyer son regard sur des carcasses de voitures rouillées, il trouva sur sa route d’autres aspects chaotiques semés par Main Street U.S.A. , qu’il décida d’inclure dans son travail afin de nous offrir l’œuvre la plus personnelle, authentique et vaste possible.
Fortement influencé par la culture Grunge propre à sa génération, Davoud OHADI fait le parallèle entre l’idée d’autodestruction qui anime ce courant musical et le développement de son œil photographique. Son épopée a ainsi pour but de retranscrire la déperdition d’un monument historique des Etats-Unis pour réaliser à quel point il est aujourd’hui hanté d’objets dégradés, abîmés par la vie, laissés pour compte et sujets à l’érosion climatique dont la rouille est le vecteur de la fuite du temps.
Au cours de son voyage, il vint à rencontrer des personnages atypiques, tous vivant sur la trace de la Route 66. Ces gens, pour qui cette décomposition était devenue familière, ne saisissaient pas l’engouement que l’on pouvait éprouver pour ces vieilles épaves rouillées sans valeur. Le photographe, quant à lui, était tombé sous le charme de ces diamants bruts.
 
      Encore étudiant sur les bancs de l’Institut Supérieur de Design de Valenciennes, d’où il sortira diplômé en 2011 avec le titre de Digital Designer Manager, Davoud OHADI exploite déjà son goût et sa sensibilité pour la photographie, qui est pour lui un moyen d’expression inégalable lui permettant de véhiculer sa vision du monde. 
Depuis 2010, il collabore de cette manière sur plusieurs projets artistiques qui ont marqué son œuvre, en même temps qu’ils ont contribué à façonner son propre style. Si l’expression de son empreinte photographique est unique, il n’en demeure pas moins une polyvalence dans son travail à même de s’adapter à différents milieux : De la vitalité du théâtre à la capture de produits, en passant par l’architecture intérieure, Davoud OHADI se passionne pour la sublimation de ces différents univers et raconte à travers ses clichés les différentes histoires qu’ils abritent.
Il réalise ainsi son premier shooting photo pour la marque de chapeaux KiLiN’, puis travaille pour une compagnie de théâtre lilloise, « La compagnie La Belle Histoire », pour la pièce « Epinards & porte-jarretelles ». 
Son immersion dans le milieu du luxe en tant que Digital Designer l’amène à travailler pour des maisons prestigieuses comme Cartier ou Louis Vuitton ou, en plus de ses créations de visuels 3D Photorealistic, il travaille sur la prise de vue afin d’optimiser la communication interne de ces marques.

Enfin, le photographe autodidacte poursuit son parcours grâce à plusieurs projets entrepris avec l’agence d’architecture d’intérieure 555 International localisée à Chicago : De 2012 à 2013, il sera chargé de publier des photos et des vidéos pertinentes pour la communication externe de l’entreprise auprès de ses enseignes clientes à l’image de Hermes, du restaurant Embeya ou encore de Hard Rock Hotel.