We are Narcisses

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  • We are Narcisses
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    We are Narcisses is an interactive project that transposes Ovid's myth with the help of a few simple materials : a mirror, some water, and a speaker. 
     
    The more the viewers look at themselves, the more their faces are deformed, leading them to question their relation to their own image.
     
     
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    ENGLISH VERSION
     
     
    This project is a response to a school subject around the theme of Beauty.
     
    Beauty...

    Of course we immediately thought about the mirror, the myth of our own image.
     
    " Looking-glass upon the wall, who's fairest of us all ? "
     
    Like the evil queen of the tale of the Grimm Brothers, we expect that the mirror reflects the picture we want to have of ourselves.
    But more than in the reflection, it's in our eyes that we may find an answer.

    What particularly interested us in the tale of Little Snow White, it's this interaction between the magic mirror and the Queen.
    What if we create, us too, a mirror that lives and reacts?

    A mirror in which, the more we look, the less we can recognize ourself?
    A mirror that not only is not complacent, but invites us to look elsewhere, or ourselves.
     
    By going back to the basics - dare I say - we found the elements necessary for the development of our project : we called the myth of Narcissus.
    Narcissus, tells Ovid, is bound to fall in love with himself.
    It is by looking at a water point that he stayed struck by his own image, and died of languor, starvation, drowning - depending on version.


    It was important for us to use water in its natural form rather than simulated by numerical and graphical means. Deformations of water are physically created by a subwoofer enclosure that is alive with low-frequency sounds. Distortions intensify progressively with the time spent above the mirror and change appearance depending on the frequency of the sound being played regarding the position and the weight balance of the viewer
    The presence of the viewer, and the time spent looking at himself activated/mixed different sound frequencies, and patterns in the water mirror.
     

    Selfies of a new kind, scrambled, troubled, troubling...



    Sources: Snow White, The Grimm Brothers
    Narcissus, Ovid, Metamorphoses, III.
     
     
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    VERSION FRANCAISE
     
     
    Ce projet est une réponse à un sujet d'école, libre, autour du thème de la Beauté.
     
    Pour traiter de la Beauté, nous avons immédiatement pensé au miroir. 
     
    Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ?
     
    Comme la méchante reine du conte des Frères Grimm, nous attendons du miroir qu'il nous renvoie l'image que nous voulons avoir de nous-mêmes. Mais plus que dans le reflet, c'est dans notre regard que la réponse se trouve. 
    Ce qui nous a particulièrement intéressé dans le conte de Blanche-Neige, c'est l'interaction que le miroir magique a avec la reine. 
    Et si nous inventions, nous aussi, un miroir qui agit, qui vit ?

    Ou, plus exactement, un miroir dans lequel, plus l'on se regarde, moins l'on se voit ? Un miroir qui, non seulement ne soit pas complaisant, mais nous invite à regarder ailleurs, ou en nous-mêmes.
     
    Un retour aux sources – si j'ose dire – nous a donné les éléments graphiques et conceptuels nécessaires à l'élaboration de notre projet : nous avons convoqué le mythe de Narcisse. 
    Narcisse, nous raconte Ovide, est condamné à tomber amoureux de lui-même et à "ne jamais posséder l'être aimé" (Les Métamorphoses, livre III). C'est en se penchant sur un point d'eau qu'il est frappé par sa propre image, et meurt de langueur, d'inanition, de noyade — selon les versions. 

    Seuls éléments requis, donc : un miroir, de l'eau qui se trouble de plus en plus à mesure qu'on s'y regarde.
    Il était important pour nous d'utiliser l'eau dans sa forme naturelle plutôt que de la simuler par des moyens graphiques et numériques. Les déformations de l'eau sont créées physiquement par une enceinte subwoofer qui vibre au rythme de sons basse fréquence. Les distorsions s'intensifient progressivement en fonction du temps passé au-dessus du miroir, et changent d'aspect selon la fréquence du son joué aléatoirement.
     
    Des selfies d'un nouveau genre, brouillés, troublés, troublants, accompagnent le projet ainsi que des captures de citations lues à la surface de l'eau.

    Sources : Blanche-Neige, les Frères Grimm
    Narcisse, Ovide, Les Métamorphoses, III.
     
     
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