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L’Envers des Steppes

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  • Reportage réalisé en collaboration avec Jeanne Ménétrier.

    Plus de la moitié des habitants de la Mongolie vit à Oulan-Bator, la capitale. Il est presque impossible de quantifier exactement sa population tant elle croit chaque année par l’expansion de sa banlieue. Celle ci, que tous là bas appellent «les quartiers de yourtes», se rapproche plus d’un gigantesque bidonville. Mais nous avons nous même du mal à l’affubler de ce terme. Dans notre culture, bien souvent, les bidonvilles sont ces lieux d’Afrique, Amérique du Sud ou même de nos villes occidentales ou la vie est plus que précaire et les habitations faites de matériaux de récupération. Ici, la yourte sauve les mongols de cette misère.Cet habitat traditionnel les protège de la pluie et surtout du froid l’hiver, lequel dure de mi-septembre a fin avril. Mais, ces tentes sont pour eux bien plus qu’un simple toit sous lequel s’abriter. Comme nous l’a dit Tsetsegmaa, «elle transmet la force du sol et de la nature à l’homme», c’est un lien spirituel qui unit la yourte et l’homme. Pourtant, Tsetsegmaa elle-même veut quitter sa yourte. Car même si les habitants de ces quartiers s’entraident c’est en premier eux qui sont touchés par le manque de travail. Alors, Tsetsegmaa voudrait rejoindre le plus vite possible ces géants de béton du centre-ville pour acquérir un meilleur confort de vie.

    Jeanne Ménétrier et William Farges
     
  • La banlieue d’Oulan-Bator voit sa population croître depuis ces dix dernières
    années. Elle contient aujourd’hui la moitié de la population mongole.
    Ce qui n’est pas sans conséquence sociale.
  • Erden-Od Ganbat pose ici devant la yourte familiale. Elle et sa famille viennent de
    s’installer à Oulan-Bator, il y a cinq mois.
  • Leur Yourte. Cette habitation traditionnelle sauve les mongols de la misère car
    même si les conditions de vie sont difficiles, ils sont protégés du froid et des intempéries.
    De plus, elle est aussi pour eux le lien spirituel avec la nature et elle garde
    soudée la famille.
  • Enkchimeg Ganbat en train de tuer l’ennui en regardant le ciel. Ses parents travaillant
    toute la journée, elle ne les voit presque jamais.
  • Nandintsetseg, 12 ans, passe ses après-midi d’été dans la yourte. Elle est la seule à
    parler quelques mots d’anglais. Elle et son frère de 7 ans sont les seuls de la fratrie à
    pouvoir aller à l’école.
  • Erden-Old, 14 ans, elle, ne peut pas aller à l’école, elle est obligée d’aider ses parents
    à la maison.
  • Un jeune garçon retient le chien pour nous laisser entrer bien qu’il ne soit pas de la
    famille. Les enfants passent leurs journées à jouer tous ensemble et chaque famille
    s’entraide pour pallier aux difficultés.
  • Tuyau d’arrivée d’eau potable, rare point d’accès qui jalonne les quartiers de yourtes,
    ceux-ci n’étant pas approvisionnés en eau courante.
  • Plusieurs fois par semaine pour ces habitants, il faut revenir ici et transporter au
    retour jusqu’à 20 litres d’eau sur plusieurs kilomètres.
  • Après une journée de travail dans les quartiers riches, il faut rentrer le soir chez soi
    dans les habitations précaires faisant face aux immeubles de l’hypercentre.
  • Une femme et son enfant se dépêchent de rentrer chez eux alors qu’un orage se
    prépare.
  • Alors que le soleil se lève, à l’arrêt de bus, il n’y a que deux personnes l’attendant
    pour aller travailler. Obtenir un travail est de plus en plus difficile ici.
  • Pendant ce temps-là, un des nombreux sans abris se prépare à passer sa journée dans
    la rue encore une fois.
  • La plupart font cependant plusieurs kilomètres chaque jour en bus pour aller travailler
    ou voir de la famille.
  • A l’image de ses pancartes, la culture mongole laisse petit à petit l’occidentalisme se
    développer.
  • Pour gagner sa vie, cette famille vent des pignons de pins. Ils vendent un sachet de
    200 grammes pour l’équivalent de 10 centimes d’euros.
  • Comme le veut la tradition, ce sont les enfants qui vont chercher l’eau nécessaire au
    foyer.
  • Otgon Yamadsuren, 23 ans, pendant sa sieste; Elle tient une petite maison d’hôte
    seule pendant l’été pour améliorer son anglais. Le propriétaire ne la paiera pas pour
    son travail.
  • Otgon rêve de pouvoir quitter Oulan-Bator et d’aller vivre avec ses grands parents
    dans les steppes mais il n’y a pas de travail pour elle là bas.
  • Cet homme, comme bien d’autres, vient ramasser des déchets dans ce dépotoir au
    milieu des habitations. Il les revendra pour quelques Turgiks.
  • La ville se construit au fur et à mesure. Quand les habitants sont là depuis un certain
    temps, des noms sont donnés aux rues.

  • Reportage réalisé en collaboration avec Jeanne Ménétrier.

    Plus de la moitié des habitants de la Mongolie vit à Oulan-Bator, la capitale. Il est presque impossible de quantifier exactement sa population tant elle croit chaque année par l’expansion de sa banlieue. Celle ci, que tous là bas appellent «les quartiers de yourtes», se rapproche plus d’un gigantesque bidonville. Mais nous avons nous même du mal à l’affubler de ce terme. Dans notre culture, bien souvent, les bidonvilles sont ces lieux d’Afrique, Amérique du Sud ou même de nos villes occidentales ou la vie est plus que précaire et les habitations faites de matériaux de récupération. Ici, la yourte sauve les mongols de cette misère.Cet habitat traditionnel les protège de la pluie et surtout du froid l’hiver, lequel dure de mi-septembre a fin avril. Mais, ces tentes sont pour eux bien plus qu’un simple toit sous lequel s’abriter. Comme nous l’a dit Tsetsegmaa, «elle transmet la force du sol et de la nature à l’homme», c’est un lien spirituel qui unit la yourte et l’homme. Pourtant, Tsetsegmaa elle-même veut quitter sa yourte. Car même si les habitants de ces quartiers s’entraident c’est en premier eux qui sont touchés par le manque de travail. Alors, Tsetsegmaa voudrait rejoindre le plus vite possible ces géants de béton du centre-ville pour acquérir un meilleur confort de vie.

    Jeanne Ménétrier et William Farges
     
  • Bien qu’elles se sédentarisent en ville, les familles gardent les réflexes de la vie nomade
    des steppes.
  • La famille a beaucoup d’importance en Mongolie. Le père de Tsetsegmaa ne voit
    plus, n’entend plus et ne bouge plus de son lit. Toute la famille s’en occupe.
  • Erden-Od est souvent seule avec ses jeunes frères et sœurs, elle remplace leur mère
    quand celle-ci travaille. Ici, elle tient dans ses bras Otgonchimeg, 3 mois, tandis que
    Enkchimeg dort sur le lit que les six frères et sœurs partagent.
  • En l’absence des parents, les plus grands du quartier s’occupent des plus jeunes.
  • Ce quartier ne porte pas encore de nom de rue. Chaque année de nombreux habitants
    arrivent encore.
  • Et ce sont bien souvent des familles avec plusieurs enfants qui viennent s’installer
    ici.
  • Après une journée à ramasser les déchets, elle va les vendre pour pouvoir se payer
    son repas du soir. Demain elle recommencera à nouveau.
  • Malgré tout, la plupart garde le sourire.
  • De nombreux immeubles sont en construction. Il y a tellement de nouveaux arrivants
    dans la banlieue d’Oulan-Bator que les chantiers se multiplient mais ne suffisent
    pas à suivre la cadence. Cependant, ils seront trop chers pour les habitants de
    la banlieue.
  • La lisière entre l’hypercentre et la banlieue.