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Bēhance

Au 57 Rue du Chevalier de la Barre

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  • C'est la fin d'une ère, me dit-il.
    La fin d’une ère, la fin d’un temps.
  • La fin de moi.
    Alors que cela fait plus de trois semaines que je me suis enfermée chez moi,
    je commence vraiment à m’interroger sur.
    Sur quoi. Mon but dans la vie ? Mon intérêt a la vie ? Sur ma définition dans la vie.
    Je suis enfermée chez moi, dans ma boule, mon univers clos. Je vais, je viens, je finis toujours affalée au lit.
    Un livre a côté, une guitare d’un autre, et au bout de mes pieds git mon cahier.
    Que je n’ai pas ouvert depuis un mois.
    J’ai perdu la notion du temps, j’ai perdu l’envie de faire.
    Je ne sais qu’une chose c’est que dans six jours. Six jours je ne suis plus.
    Il pleut, il ne pleut pas. Cela ne change pas grand chose.
    Je reste inerte. On ne peut plus abstraite. Il n’y a pas plus inutile que moi. Plus futile.
    Je suis seule. Je me sens seule. J’oublie tout cela une fois entre ses bras.
    Mais je n’y peux rien, ça revient. Ça revient.
    Enfermée dans mon bocal je tourne, tourne, tourne en rond.
    Un poisson.Tel un poisson. Qui ne sait rien de sa vie.
    Qui ne sait pas pourquoi il est là. Il n’y pense même pas.
    Il est là. Et c’est tout. Il n’a qu’un seul devoir. C’est celui d’être. Il ne faut pas lui en vouloir.
    Ce n’est pas si simple que ça, d’être. Etre ici sans aucunes raisons.
    C’est dur à avaler. Ce n’est pas évident à assimiler.
    On est comme jeté dans ce coin, délaissé, oublié.
    Et le pire. C’est qu’on s’oublie soi-même, petit à petit.
    Jeté a l’eau. Il lui est même impossible de pleurer.
    De sortir la moindre larme de son corps mou, sans vie.

  • La sortie des parapluies,
    La sortie de Rose.
  • Et la ballade de Marguerite.
  • La nuit,
    Quand tous les chats sont gris.
    Sortent encore les parapluies.